Category Archives: paysages-landscapes

A la rencontre des animaux

Mon désir est de me connecter au mieux avec la nature encore très préservée des milliers de kilomètres carrés de l’Ouest où vivent de nombreux animaux sauvages. Il s’agit alors de savoir utiliser les états de conscience modifiés afin de rentrer en contact avec eux et de les approcher au mieux. Autrefois en effet, les amérindiens chasseurs devaient approcher leurs proies suffisamment près pour pouvoir les tuer avec des flèches à portée assez réduite. Ils faisaient auparavant une cérémonie pour honorer l’esprit qui allait se sacrifier pour la survie de leur tribu. Je ne chasse qu’avec mon appareil photo compact mais j’aime aiguiser mon oeil pour savoir discerner un pelage roux au milieu d’un herbage jauni comme l’antilope que j’ai vue en allant au Colorado (voir les premiers articles de ce blog).

Je vais donc à l’aventure au lever du soleil ou à la tombée du jour pour rencontrer les animaux. Il est donc indispensable de camper dans la nature pour être au plus près d’eux au moment propice.

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Cette pratique me ramène à celle de la traque toltèque: savoir traquer le parasite intérieur, c’est à dire ce qui nous empêche d’être dans notre liberté et authenticité intérieure. Retrouver notre vraie nature en allant retrouver celle de l’animal sauvage.

Le Sahara au Colorado

Après ces rencontres qui remplissent mon coeur de bonheur, je rentre vers Santa Fe pour revoir au sud du Colorado ces incroyables dunes de sable créées par les vents d’ouest qui poussent la poussière de la plaine vers les montagnes; on pourrait se croire au Sahara; la photo donne une idée de l’échelle quand on voit la taille de l’homme dressé sur le bord de la crête de sable.

Like in the Sahara…

After those wonderful encounters, I go back to Santa Fe via the area of the incredible dunes shaped by western winds in the South of Colorado. It is like in the Sahara. In the photo, you can guess the height of these dunes comparing them with the man on top of one of them.

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Et puis mon attention est attirée par un groupe d’arbres inattendu pour ce lieu; je les sens qui se parlent, s’épaulent, se soutiennent; les deux compères semblent en pleine forme; plus loin deux autres, sont morts; que s’est il passé ? Est ce leur fin naturelle ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA En voyant la verdure saine des deux premiers, je ne peux m’empêcher de penser à ces vieux couples aimants qui sont ancrés dans une mémoire, une famille, des habitudes, et surtout un amour toujours vivant tout comme ces arbres sont enracinés dans ce sable.

Sur les rapides

Quelques mots techniques avant de poursuivre: J’ai retiré le lien direct vers ma page Facebook; si vous voulez donc suivre mes aventures américaines, il vous suffit de vous abonner en suivant les instructions sur ma page: www.maudsejournant.com et vous recevrez ainsi les dernières nouvelles.

Apres notre longue marche, nous redescendons vers la rivière  Arkansas qui prend sa source dans les Rocheuses non loin d’ici et descend vers les Grandes Plaines; l’état de l’Arkansas a pris son nom; dans cette portion de la rivière, il y a de nombreux rapides et aussi des portions plus calmes; nous choisissons de faire une descente dans ‘Brown Canyon’ avec un de ses amis guides.

LJU_1238 LJU_1244 Les falaises de pierre évoquent des animaux de toutes sortes mais notre attention doit  se focaliser sur les gros rochers tombés au fond de la rivière  peu profonde ; le flot est encore très vif (la fonte des neiges continue) et il arrive souvent que les rafts se retournent; je n’ai pas envie de prendre un bain dans l’eau glacée (cela m’est arrivé une fois à Durango sur la rivière Animas et le choc thermique fut intense au point de paralyser partiellement mon corps et mes pensées!).

Le soir voit arriver encore un grain de pluie bienfaisante (j’eus cependant un autre orage à mon retour si violent que j’ai du m’arrêter au bord de la  longue route déserte). La puissance de l’eau battant ma carrosserie me rappelle celle que j’ai vu parfois arriver en quelques minutes dans les arroyos secs; il n’y a rien ; rien de rien et tout à coup, deux mètres d’eau à 10 nœuds!

A few technical notes before I continue: I have disconnected the link to this blog from my Facebook page; so if you would like to follow my American adventures, just sign up and follow the instructions on my personal webpage: www.maudsejournant.com and you will receive all my latest news.

After our long hike, we descended toward the Arkansas River which, begins in the Rockies, not far from here and winds its way toward the Great Plains. It’s from here the state of Arkansas took its name. In this section of the river there are a number of rapids and other calmer portions. We choose to head down “Brown Canyon” with one of our guides.

The outcroppings of rock take on a variety of animal forms but our attention has to stay focused on the large rocks that have fallen into the part of the river that is quite shallow. The flow is still strong (as snowmelt continues) and rafts can easily turn over. I don’t feel like taking a bath in the ice cold water (it happened once in Durango on the Animas river and the shock of the cold temperature was so intense that it partially paralyzed my body and mind!).That night there was another beautiful rainfall. (I did, since then witness another storm on my return that was so violent I had to stop on the side of the long desert road). The power of the rainfall against my car makes me think of the time I saw the waters rushing through a dry arroyo. There was nothing, nothing at all and suddenly a wall of water six feet high flowing more than ten miles an hour!

La truite

Les truites du lac nous intriguent car elles semblent bien peu farouches; mon ami ranger me dit que l’on parachute parfois d’avion des truites d’élevage pour repeupler des lacs de montagne où les pêcheurs peuvent venir tremper leur ligne pour rejeter ensuite toute prise; je trouve cela bien curieux … comme dans ces fêtes foraines où les enfants attrapent avec un crochet des canards en platique qui flottent sur une fausse mer. On leur donne ensuite un bon point…. En sommes nous encore là ?

Bill Plotkin, qui a approfondi la Roue de Médecine à sa manière parle de notre culture occidentale comme d’une culture d’adolescents attardés.  L’histoire de la truite semble le confirmer….

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous continuons notre promenade sans voir d’autre animaux que des oiseaux, et de la neige dont nous traversons des bancs entiers… et qui entourent une partie du lac; la surprise en tout cas sera pour demain….OLYMPUS DIGITAL CAMERA

We’re intrigued by the trout in the stream as they seem gentle; my friend the guide tells me that sometimes they drop trout by airplane to repopulate mountain lakes for anglers who enjoy catch the fish only to immediately let them go. I find this vey strange… Like the traveling fairs where children can use hook to catch a plastic duck floating on a false sea. They get a point for a good catch. Are we still at this point?

 

Bill Plotkin, deepened the research on the medicine wheel, speaks of our culture as one of latent adolescents; The story of the trout seems to confirm this notion. We continue our walk without seeing any other animals but birds, and also banks of snow, which surround a section of the lake; the surprise in any case will be for tomorrow…

 

A 3500 mètres

On monte vite dans les Rocheuses; partant du plateau de Santa Fe qui est déjà à 2000 mètres, on s’élève sans meme s’en apercevoir dans le Colorado. Il y a ici plusieurs pics à 14000 pieds que certains s’évertuent de grimper; je me contente d’une balade avec mon ami du lieu, ancien ranger des parcs du Colorado et guide de rivière. Il sait regarder, mais surtout ‘voir’. Il m’emmène dans un chemin défoncé , accroche-toi Marcel!, dans son 4×4. Quelques kilomètres de marche nous mènent à un lac de montagne.

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et là, ravissement, nous apprivoisons une truite dite ‘brown trout”.

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We quickly enter the Rocky Mountains; leaving the plateau of Santa Fe, which is already at 2000 meters, we hardly notice the higher altitude as we drive into Colorado. Here, there are several 14,000-foot peaks, which people often strive to climb. I’m happy enough to walk with my friend from the region, a former Colorado park ranger and river guide. He knows how to look, but more importantly how to see. He takes me on a rough, gutted road in his 4X4 – hold on Marcel! A few kilometers later by foot brings us to a mountain lake.

And there, in its beauty, we find a brown trout.

le langage du ciel

OLYMPUS DIGITAL CAMERASur la terre aride, plonge un aigle de nuage (à gauche en piqué avec ses deux ailes repliées); je passerai et ne serai pas là pour assister à l’évolution de ces démélés nébuleux…. Je continue ma route pour passer un col vers les montagnes du Colorado. Et là, c’est le cadeau d’un coucher de soleil sur une pluie fine qui n’atteindra peut etre pas le sol; une aquarelle se forme et si l’on regarde bien dans l’ombre, on peut apercevoir la sihouette d’une biche dans la prairie.

The sky’s language

An eagle-shaped cloud dives from the sky towards the dry land (on the left, with folded wings). I am driving away and won’t witness the evolution of the cloud formations… I drive over a pass towards the Colorado Mountains. And there I can admire a beautiful sunset through thin rain which may not hit the earth. It seems like a watercolor painting and if we look carefully in the shadows, we can spot a doe in the grass.

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